Chaque été, des centaines de milliers de lycéens et d'étudiants signent leur premier contrat de travail. Bonne nouvelle pour la saison 2026 : le SMIC a été revalorisé au 1ᵉʳ juin à 12,31 € brut de l'heure, soit 1 867 € brut pour un temps plein. Mais entre les minorations applicables aux mineurs, les cotisations sociales et l'indemnité de congés payés, le montant qui arrive réellement sur le compte demande quelques explications.
Le salaire minimum selon l'âge en 2026
Le Code du travail autorise un abattement sur le SMIC pour les salariés mineurs, supprimé dès 6 mois de pratique professionnelle dans la branche d'activité :
| Âge | Minimum horaire brut | Brut mensuel (35 h) | Net mensuel estimé |
|---|---|---|---|
| Moins de 17 ans | 9,85 € (−20 %) | 1 494 € | ≈ 1 180 € |
| 17 à 18 ans | 11,08 € (−10 %) | 1 680 € | ≈ 1 330 € |
| 18 ans et plus | 12,31 € | 1 867 € | ≈ 1 478 € |
Beaucoup d'employeurs saisonniers appliquent le SMIC plein quel que soit l'âge — l'abattement est un plancher légal, pas une obligation. Vérifiez votre contrat, et si vous travaillez sur une base réduite, utilisez notre simulateur temps partiel pour estimer votre net.
Cotisations : un job d'été est un salaire comme un autre
Il n'existe pas d'exonération de cotisations spécifique aux jobs d'été : votre fiche de paie ressemble à celle de n'importe quel salarié. Au niveau du SMIC, les cotisations salariales représentent environ 21 % du brut — d'où le net d'environ 1 478 € pour un temps plein. Les heures supplémentaires au-delà de 35 h hebdomadaires sont majorées d'au moins 25 % et bénéficient d'une exonération d'impôt et d'une réduction de cotisations.
Fin de contrat : les 10 % de congés payés sont dus, pas la prime de précarité
Deux règles à connaître au moment du solde de tout compte :
- L'indemnité compensatrice de congés payés (10 % de la rémunération brute totale) est due si vous n'avez pas pris vos congés pendant le contrat — le cas général en job d'été.
- La prime de précarité de 10 %, en revanche, n'est pas due pour les emplois saisonniers ni pour les contrats conclus avec un jeune pendant ses vacances scolaires ou universitaires.
Concrètement, pour un mois au SMIC (1 867 € brut), comptez environ 187 € bruts d'indemnité de congés payés en plus sur votre dernier bulletin.
Impôt : l'exonération étudiante, un vrai coup de pouce
Si vous avez 25 ans ou moins au 1ᵉʳ janvier 2026, les salaires perçus pendant vos études sont exonérés d'impôt sur le revenu dans la limite de trois SMIC mensuels par an, soit 5 601 € pour les revenus 2026. En dessous de ce seuil, votre job d'été n'alourdit pas l'impôt du foyer ; seul l'excédent doit être déclaré. L'exonération s'applique que vous soyez rattaché au foyer fiscal de vos parents ou non — pensez simplement à cocher la case dédiée lors de la déclaration.
Questions fréquentes
Un employeur peut-il payer un mineur en dessous du SMIC en 2026 ?
Oui, dans des limites strictes : 80 % du SMIC avant 17 ans (9,85 €/h) et 90 % entre 17 et 18 ans (11,08 €/h). Cet abattement disparaît dès que le jeune justifie de 6 mois de pratique professionnelle dans la branche. De nombreux employeurs versent toutefois le SMIC plein.
Dois-je déclarer mon job d'été aux impôts ?
Si vous avez 25 ans ou moins au 1ᵉʳ janvier et que vous êtes étudiant, vos salaires sont exonérés jusqu'à 5 601 € pour 2026 (trois SMIC mensuels). Seule la part au-delà de ce plafond doit être déclarée. Au-delà de 25 ans, l'intégralité est imposable.
Ai-je droit à la prime de précarité à la fin de mon job d'été ?
Non : la prime de précarité de 10 % n'est pas due pour les contrats saisonniers ni pour les jobs conclus avec un étudiant pendant ses vacances scolaires. En revanche, l'indemnité compensatrice de congés payés (10 % du brut total) reste due si les congés n'ont pas été pris.
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