Étude exclusive · juillet 2026

Où votre salaire va-t-il le plus loin ? Le classement 2026 du reste-à-vivre dans 22 villes

Un bon salaire ne dit rien tant qu'on n'a pas payé le loyer. Nous avons croisé le salaire net médian et le loyer moyen d'un deux-pièces dans 22 grandes villes : le résultat bouscule la hiérarchie habituelle.

1 602 €
Meilleur reste-à-vivre : Rennes, devant Toulouse et Paris
618 €
Écart mensuel entre Rennes et Nice, dernière du classement
51 %
Part du net absorbée par le loyer à Bordeaux — record de France
5 villes
au-dessus de 45 % de taux d'effort : Bordeaux, Nice, Paris, Aix, Lyon

Rennes détrône Paris — et ce n'est pas une anomalie

Avec 3 042 € nets médians, Paris paie mieux que partout ailleurs en France. Mais un deux-pièces s'y loue en moyenne 1 450 € charges comprises : près d'un euro gagné sur deux part dans le logement. Une fois le loyer payé, il reste 1 592 € pour vivre — moins qu'à Rennes (1 602 €) et qu'à Toulouse (1 594 €), où les salaires sont pourtant inférieurs de 700 à 800 € par mois.

Le trio de tête dessine un profil clair : des métropoles dynamiques où les salaires suivent la moyenne haute (2 260 à 2 330 € nets) mais où le marché locatif reste respirable, autour de 660 à 730 € pour un deux-pièces. Nantes (1 581 €) et Grenoble (1 512 €) complètent le top 5 sur la même logique.

Classement : le salaire net médian, une fois le loyer payé

Rennes : 2 262 € net − 660 € de loyer = 1 602 € de reste-à-vivre Rennes 1 602 € Toulouse : 2 324 € net − 730 € de loyer = 1 594 € de reste-à-vivre Toulouse 1 594 € Paris : 3 042 € net − 1 450 € de loyer = 1 592 € de reste-à-vivre Paris 1 592 € Nantes : 2 301 € net − 720 € de loyer = 1 581 € de reste-à-vivre Nantes 1 581 € Grenoble : 2 262 € net − 750 € de loyer = 1 512 € de reste-à-vivre Grenoble 1 512 € Strasbourg : 2 239 € net − 730 € de loyer = 1 509 € de reste-à-vivre Strasbourg 1 509 € Lille : 2 145 € net − 700 € de loyer = 1 445 € de reste-à-vivre Lille 1 445 € Le Havre : 1 900 € net − 600 € de loyer = 1 300 € de reste-à-vivre Le Havre 1 300 € Montpellier : 2 090 € net − 800 € de loyer = 1 290 € de reste-à-vivre Montpellier 1 290 € Brest : 1 880 € net − 600 € de loyer = 1 280 € de reste-à-vivre Brest 1 280 € Angers : 1 903 € net − 640 € de loyer = 1 263 € de reste-à-vivre Angers 1 263 € Marseille : 1 942 € net − 680 € de loyer = 1 262 € de reste-à-vivre Marseille 1 262 € Clermont-Ferrand : 1 880 € net − 620 € de loyer = 1 260 € de reste-à-vivre Clermont-Ferrand 1 260 € Dijon : 1 934 € net − 680 € de loyer = 1 254 € de reste-à-vivre Dijon 1 254 € Reims : 1 888 € net − 650 € de loyer = 1 238 € de reste-à-vivre Reims 1 238 € Rouen : 1 942 € net − 720 € de loyer = 1 222 € de reste-à-vivre Rouen 1 222 € Nîmes : 1 820 € net − 620 € de loyer = 1 200 € de reste-à-vivre Nîmes 1 200 € Lyon : 2 180 € net − 1 000 € de loyer = 1 180 € de reste-à-vivre Lyon 1 180 € Toulon : 1 880 € net − 720 € de loyer = 1 160 € de reste-à-vivre Toulon 1 160 € Aix-en-Provence : 2 043 € net − 950 € de loyer = 1 093 € de reste-à-vivre Aix-en-Provence 1 093 € Bordeaux : 2 065 € net − 1 050 € de loyer = 1 015 € de reste-à-vivre Bordeaux 1 015 € Nice : 1 934 € net − 950 € de loyer = 984 € de reste-à-vivre Nice 984 €
Reste-à-vivre mensuel = salaire net médian − loyer moyen d'un deux-pièces (charges comprises). Lecture : à Rennes, il reste 1 602 € une fois le loyer payé. Données consolidées juin 2026.

Bordeaux, le grand paradoxe : des salaires corrects, un pouvoir d'achat de queue de peloton

C'est la surprise de l'étude. Bordeaux affiche un salaire net médian honorable (2 065 €), mais le loyer moyen d'un deux-pièces y atteint 1 050 € — soit 51 % du net, le pire taux d'effort de France, devant Nice et Paris. Résultat : 1 015 € de reste-à-vivre, l'avant-dernière place, juste devant Nice (984 €).

Cinq villes dépassent le seuil des 45 % : Bordeaux, Nice, Paris, Aix-en-Provence et Lyon. À titre de repère, le Haut Conseil de stabilité financière fixe à 35 % le taux d'effort maximal recommandé pour un crédit immobilier — un seuil que le simple loyer médian pulvérise dans ces cinq métropoles.

Taux d'effort : la part du salaire net engloutie par le loyer

Seuil d'alerte 35 % (HCSF) Bordeaux : loyer T2 1 050 € pour 2 065 € net, soit 51 % du salaire Bordeaux 51 % Nice : loyer T2 950 € pour 1 934 € net, soit 49 % du salaire Nice 49 % Paris : loyer T2 1 450 € pour 3 042 € net, soit 48 % du salaire Paris 48 % Aix-en-Provence : loyer T2 950 € pour 2 043 € net, soit 47 % du salaire Aix-en-Provence 47 % Lyon : loyer T2 1 000 € pour 2 180 € net, soit 46 % du salaire Lyon 46 % Toulon : loyer T2 720 € pour 1 880 € net, soit 38 % du salaire Toulon 38 % Montpellier : loyer T2 800 € pour 2 090 € net, soit 38 % du salaire Montpellier 38 % Rouen : loyer T2 720 € pour 1 942 € net, soit 37 % du salaire Rouen 37 % Dijon : loyer T2 680 € pour 1 934 € net, soit 35 % du salaire Dijon 35 % Marseille : loyer T2 680 € pour 1 942 € net, soit 35 % du salaire Marseille 35 % Reims : loyer T2 650 € pour 1 888 € net, soit 34 % du salaire Reims 34 % Nîmes : loyer T2 620 € pour 1 820 € net, soit 34 % du salaire Nîmes 34 % Angers : loyer T2 640 € pour 1 903 € net, soit 34 % du salaire Angers 34 % Grenoble : loyer T2 750 € pour 2 262 € net, soit 33 % du salaire Grenoble 33 % Clermont-Ferrand : loyer T2 620 € pour 1 880 € net, soit 33 % du salaire Clermont-Ferrand 33 % Lille : loyer T2 700 € pour 2 145 € net, soit 33 % du salaire Lille 33 % Strasbourg : loyer T2 730 € pour 2 239 € net, soit 33 % du salaire Strasbourg 33 % Brest : loyer T2 600 € pour 1 880 € net, soit 32 % du salaire Brest 32 % Le Havre : loyer T2 600 € pour 1 900 € net, soit 32 % du salaire Le Havre 32 % Toulouse : loyer T2 730 € pour 2 324 € net, soit 31 % du salaire Toulouse 31 % Nantes : loyer T2 720 € pour 2 301 € net, soit 31 % du salaire Nantes 31 % Rennes : loyer T2 660 € pour 2 262 € net, soit 29 % du salaire Rennes 29 %
Taux d'effort = loyer moyen d'un deux-pièces ÷ salaire net médian. La ligne pointillée marque le seuil d'alerte de 35 % retenu par le HCSF pour l'endettement des ménages.
Ce que montre l'écart : entre la première et la dernière ville du classement, la différence atteint 618 € par mois, soit 7 416 € par an — l'équivalent de quatre mois de SMIC net. À qualification égale, le choix de la ville pèse souvent plus lourd sur le niveau de vie qu'une augmentation de salaire.

Le tableau complet des 22 villes

#VilleBrut médianNet médianLoyer T2Reste-à-vivreTaux d'effort
1Rennes2 900 €2 262 €660 €1 602 €29 %
2Toulouse2 980 €2 324 €730 €1 594 €31 %
3Paris3 900 €3 042 €1 450 €1 592 €48 %
4Nantes2 950 €2 301 €720 €1 581 €31 %
5Grenoble2 900 €2 262 €750 €1 512 €33 %
6Strasbourg2 870 €2 239 €730 €1 509 €33 %
7Lille2 750 €2 145 €700 €1 445 €33 %
8Le Havre2 432 €1 900 €600 €1 300 €32 %
9Montpellier2 680 €2 090 €800 €1 290 €38 %
10Brest2 406 €1 880 €600 €1 280 €32 %
11Angers2 440 €1 903 €640 €1 263 €34 %
12Marseille2 490 €1 942 €680 €1 262 €35 %
13Clermont-Ferrand2 406 €1 880 €620 €1 260 €33 %
14Dijon2 480 €1 934 €680 €1 254 €35 %
15Reims2 420 €1 888 €650 €1 238 €34 %
16Rouen2 490 €1 942 €720 €1 222 €37 %
17Nîmes2 330 €1 820 €620 €1 200 €34 %
18Lyon2 800 €2 180 €1 000 €1 180 €46 %
19Toulon2 406 €1 880 €720 €1 160 €38 %
20Aix-en-Provence2 620 €2 043 €950 €1 093 €47 %
21Bordeaux2 650 €2 065 €1 050 €1 015 €51 %
22Nice2 480 €1 934 €950 €984 €49 %

Méthodologie

L'étude porte sur 22 grandes villes de France métropolitaine. Le salaire médian brut mensuel de chaque ville provient des fiches villes de SalaireBrutNet (données DARES, INSEE et offres d'emploi locales consolidées, juin 2026). Le net correspond à un profil salarié non-cadre célibataire (brut × 0,78, taux de cotisations 2026). Le loyer retenu est le loyer moyen d'un deux-pièces charges comprises, centre et périphérie confondus (observatoires locaux des loyers).

Limites : le reste-à-vivre ainsi calculé est un indicateur comparatif entre villes. Il ne constitue pas un budget complet (énergie, transport et alimentation varient aussi selon les territoires) et reflète la situation d'une personne seule — un couple bi-actif dans un T3 obtiendrait des écarts différents, mais une hiérarchie proche.

📊 Réutilisation libre. Ces données et graphiques sont publiés sous licence CC BY 4.0 : vous pouvez les citer, les reproduire ou les intégrer à un article, à condition de mentionner la source avec un lien : « Source : Étude SalaireBrutNet — Reste-à-vivre 2026 ». Pour toute question sur les données : contact@salairebrut-en-net.fr.

Questions fréquentes

Quelle ville offre le meilleur reste-à-vivre en 2026 ?

Rennes arrive en tête : 2 262 € nets médians moins 660 € de loyer pour un deux-pièces laissent 1 602 € par mois, devant Toulouse (1 594 €) et Paris (1 592 €). Le salaire rennais est plus modeste qu'à Paris, mais le loyer y est 2,2 fois plus bas.

Pourquoi Paris n'est-il pas premier malgré les salaires les plus élevés ?

Le salaire net médian parisien (3 042 €) est le plus haut de France, mais le loyer moyen d'un deux-pièces (1 450 €) en absorbe 48 %. Après loyer, il reste 1 592 € : Rennes et Toulouse font mieux avec des salaires inférieurs de 700 à 800 €.

Quelles villes ont le pire taux d'effort logement ?

Bordeaux (51 %), Nice (49 %), Paris (48 %), Aix-en-Provence (47 %) et Lyon (46 %) dépassent toutes largement le seuil d'alerte de 35 % utilisé par les banques : le loyer d'un deux-pièces y consomme près de la moitié du salaire net médian.

Comment le reste-à-vivre est-il calculé dans cette étude ?

Reste-à-vivre = salaire net médian de la ville (brut médian × 0,78, profil non-cadre célibataire) moins le loyer moyen d'un deux-pièces charges comprises. Il ne tient pas compte des autres dépenses (énergie, transport, alimentation) : c'est un indicateur comparatif entre villes, pas un budget complet.

Pour aller plus loin

Calculez votre propre situation avec le calculateur brut → net 2026, comparez les salaires moyens par ville ou explorez le détail de chaque ville depuis l'index des régions.

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Étude publiée le 2 juillet 2026 · Données DARES, INSEE et observatoires locaux des loyers · Rédigé par l'équipe SalaireBrutNet